Francia nyelv és irodalom
  Horváth-Militicsi Attila honoldala
  A középkor és 16. század francia irodalma
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Arnoul Gréban (vers 1420 - 1471) - Le "Mystère de la Passion" (extrait)
Notre-Dame : Notre-Dame :
Pour ôter cette mort dolente O fils, que ce parler m'est dur,
Qui deux coeurs pour un occirait Et quelle mauvaise saveur il a !
Il m'est avis que bon serait
Que sans votre mort et souffrance Jhésus :
Se fît l'humaine délivrance; Il dit ainsi : "Comme brebis
Ou que s'il vous convient mourir, Est menée à l'occision,
Que ce soit sans peine souffrir; Il faut que l'exécution
Ou si la peine vous doit nuire, De la mort sur moi se termine.
Consentez que première meure; Le second poit, mère bénigne,
Ou s'il faut que mourir vous voie, Auquel requérez que je meure,
Comme pierre insensible sois. Sans peine qui me puisse nuire,
Fils, humblement vous ai servi : Force est que vous ne l'obteniez;
Aussi je n'ai pas mérité Car, comme tous ceux d'Adam nés
Que vous deviez hésiter Ont péché jusqu'à vous et moi,
A m'octroyer l'une des quatre Moi, qui l'humanité reçois
Car tous sont en votre puissance. Pour tous les humains délivrer,
Dois sur tout mon corps endurer
Jhésus : Excessive peine et amère :
Ma mère et douce alliance Oyez Isaïe, ma mère,
A qui obéissance dois Résignez-vous à ses paroles;
Ne vous déplaise cette fois Dit-il pas : "A planta pedis
S'il faut que je désobéisse Usque ad verticis metas
Et votre requête éconduise : Non est in eo sanitas" ?
Ces quatre ne vous puis donner, Il dit que je serai blessé
Non pas l'une; et devez penser Tant, que de la plante du pied
Que l'Écriture ne ment point Jusqu'à la tête, part hautaine,
Et, pour répondre au premier point, Il ne restera partie saine
Que requérez, que sans mourir Qui n'ait souffrance, n'ait détresse.
Les humains doive secourir,
Mourir me convient, de plein gré, Notre-Dame :
Montrant qu'Isaïe a dit vrai O dolente mère angoissée !
Quand dans ses très saintes paroles O pitié, ô compassion !
Il dit de moi : "Sicut ovis Pourras-tu voir telle passion
Ad occidendum ducitur". Sur ton cher fils exécuter ?
O deuil ineffable à porter,
Quel coeur te saura soutenir ?

OLDAL ELEJE