| I |
Définition |
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Le télex ou télescripteur a été un perfectionnement du télégraphe. La station émmetrice transmettait des impulsions électriques codées vers la station réceptrice. L'appareil du destinataire traduisait alors le message reçu. |
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Chaque touche de la machine émmetrice transformait la lettre en impulsions codées, que la machine réceptrice traduisait à son tour par la frappe correspondante. Le message s'imprimait en clair sur la bande du télescripteur au fur et à mesure qu'il était tapé sur le télétype de départ. |
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Pour pouvoir effectuer plus vite le travail d'écriture et d'envoi des messages - ceux-ci n'étaient pas tapés en direct, mais codés sur une bande de papier avec des trous représentant chaque lettre ou chiffre - c'est ce que l'on appelle une bande perforée. Ainsi il y avait moins de fautes de frappe aussi. Quand la bande de papier était enfilée dans le "lecteur" du télex, celui-ci commencait à taper le message, aussitôt après réception du signal de la machine réceptrice. |
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Le message partait vite, mais dans un bruit de mitrailleuse lourde, et on ne pouvait pas envoyer de croquis, ou de dessins avec. Cette dernière étape fut franchie avec l'avénement du téléfax pour les copies noires et blanches, puis de celle du courriel pour l'envoi de photos digitalisées. La machine elle-même était très lourde et volumineuse. |
| II. |
HISTOIRE |
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Au milieu des années 1930, les progrès du télégraphe étaient tels qu'il était possible de se passer des opérateurs morse : les téléscripteurs étaient dorénavant capables de reproduire automatiquement et à distance un texte tapé sur un clavier de machine à écrire. Cependant, l'acheminement des messages (c'est-à-dire la mise en relation des correspondants) demeurait le dernier obstacle à la réalisation d'un système entièrement automatique. |
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Les opérateurs télégraphiques commencèrent alors à développer des systèmes qui utilisaient les cadrans rotatifs à impulsions déjà utilisés dans les réseaux téléphoniques pour mettre en relation les téléscripteurs. Ces machines furent appelées Télex, de la contraction des mots anglais (Telegraph exchange). Les Télex commençaient par établir une liaison grâce à l'envoi d'impulsions à des commutateurs rotatifs, puis ils émettaient les messages en code Baudot. Ce système, appelé Télex de « type A », automatisa entièrement l'envoi de messages. |
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Le premier grand réseau Télex fut mis en place en Allemagne dans les années 1930. Il était destiné aux communications au sein du gouvernement. En France, le réseau Télex fut inauguré par le Général de Gaulle le 18 juin 1946. À un débit de 45,5 bits par seconde, énorme pour l'époque, une unique ligne téléphonique à longue distance pouvait être subdivisée en 25 canaux Télex. Ainsi, le Télex était le moyen de communication fiable et à longue distance le moins coûteux. |
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À partir de 1960, certains pays commencèrent à utiliser les caractères « chiffres » du code Baudot pour l'acheminement des messages. On parle alors, de routage de « type B ». |
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Le Télex se développa rapidement. Bien avant que le téléphone à commutation automatique ne soit disponible, la plupart des pays, y compris en Afrique et Asie centrales, disposaient d'au moins quelques liaisons Télex en ondes courtes. Ces liaisons étaient généralement mises en place par les services postaux et télégraphiques gouvernementaux. Le standard radio le plus utilisé, le CCITT R.44 proposait un mécanisme de correction d'erreur par retransmission, ainsi qu'un multiplexage temporel des canaux radio. On parle de radiotélétype (RTTY) ou de TOR (Telex-on-Radio). Les opérateurs télégraphiques les plus pauvres utilisaient leurs canaux Télex radio en continu, de façon à en profiter au maximum. |
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Le coût du radiotélétype a décru constamment. Alors qu'au départ il fallait disposer d'un matériel spécialisé, de nombreux radioamateurs peuvent depuis les années 1990 communiquer par RTTY en utilisant des logiciels spécialisés et en adaptant leurs cartes son sur leurs émetteurs radio. |
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En 1970, Cuba et le Pakistan utilisaient toujours ce Télex de type A à 45,5 bits par seconde. Le télex est toujours largement utilisé dans les administrations du tiers-monde, probablement en raison de son faible coût. D'après l'ONU, le Télex est actuellement le moyen de communication le plus fiable pour joindre le plus grand nombre d'entités politiques. |
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Les télégrammes modernes sont en réalité transmis sur des réseaux Télex dédiés, qui utilisent le radiotélétype lorsque nécessaire. |
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Par exemple, en Allemagne, plus de 400 000 lignes Télex sont toujours utilisées. Dans le monde entier, plus de trois millions de lignes Télex sont en service. |
| III. |
Caractéristiques techniques de l'appareil |
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Un avantage majeur du Télex réside dans le fait que la réception d'un message peut être confirmée par le destinataire avec un haut degré de certitude par un mécanisme de réponse automatique. Au début d'un message, l'expéditeur émet un code nommé WRU ("Who are you ?", "Qui êtes-vous ?"), et en réponse la machine destinataire envoie un identifiant codé sur un tambour (comme dans une boîte à musique). Cet identifiant unique permet à l'émetteur d'être sûr qu'il est connecté au destinataire voulu. Le code WRU est également envoyé en fin de message : ainsi, une réponse correcte permet de vérifier que la connexion n'a pas été interrompue pendant la transmission du message. Ceci constituait un avantage déterminant pour le Télex, par rapport à d'autres moyens de communication moins sûrs, comme le téléphone ou le fax. |
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Sur les Télex de type A, la sélection du destinataire s'effectuait avec un
disque comme sur les anciens téléphones. |
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Sur les Télex de type B, une
adresse était donnée aux terminaux. On tapait l'adresse sur le Télex, et lorsque
la communication était établie, on pouvait transmettre le message. |
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Généralement, les messages étaient préparés à l'avance, sur des rubans perforés. Toutes les machines de Télex étaient équipées d'un lecteur de ruban perforé à 5 bits, ainsi que d'un perforateur. Une fois que le ruban perforé avait été préparé, on le repassait dans le Télex une fois la communication établie. Ainsi, le message pouvait être émis en un minimum de temps. La facturation du Télex se faisait en fonction du temps de connexion : on cherchait donc à faire des économies en minimisant le temps de transmission. Il était possible de passer le même ruban plusieurs fois, de façon à adresser un message à plusieurs destinataires. |
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Cependant, il était également possible de se connecter en "temps réel" : l'émetteur et le destinateur pouvaient alors composer les messages sur clavier, et les caractères étaient transmis immédiatement pour être imprimés à distance. Les messages s'inscrivaient sur un rouleau de papier, de la même façon que sur une machine à écrire. |
| IV. |
Le code Baudot |
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Le premier code de ce type a été développé par Émile Baudot en 1874 : il s'agissait de l'Alphabet International n°1. Il n'est plus utilisé. Les caractères étaient composés à l'aide d'un clavier à cinq touches, où chaque touche correspondait à l'un des cinq bits de chaque caractère. |
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Vers 1901, le code Baudot original a été modifié par Donald Murray qui réorganisa les caractères, ajouta de nouveaux symboles, et introduit les jeux de caractères. Comme il souhaitait utiliser un clavier de machine à écrire, il n'y avait plus de lien entre le code lui-même et la disposition des touches. Il organisa donc les caractères de façon à ce que les transitions les plus courantes entre caractères génèrent un nombre minimal de transitions entre les cinq bits du code, ce qui minimise l'usure du matériel. |
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La Western Union modifia le code de Murray, en éliminant certains caractères. Le code obtenu est le code Baudot actuel ou code CCITT n°2 également appelé Alphabet International (AI) n°2. |
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