Francia szaknyelv és irodalom
  Horváth-Militicsi Attila
  Le F.L.E. spécialisé 3
Lecture Grammaire Exercices Documents Liens
DOCUMENTS
LE MINITEL ET L'I-MINITEL
I Définition
  Le Minitel est une technologie de communication télématique développée par la DGT (Ministère des Postes et Télécommunications) et qui a été utilisée en France, essentiellement dans les années 1980 et 1990. Le réseau grand public de Minitel pourrait être vu comme un des réseaux précurseurs du World Wide Web (les premiers réseaux mondiaux de l'Internet dataient de la fin des années soixante, mais ne concernaient pas le grand public). Comme dans le Web, en effet, un serveur Minitel pouvait transférer un appel sur un autre service.
 

 

  Le Minitel était sans abonnement, mais facturé au temps de communication. La facture s'en effectuait par comptabilisation sur la facture téléphonique. Le serveur pouvait être branché chez soi (n° d'appel direct) ou bien sur un des kiosques (3613, 3614, 3615, etc.).
   
II. Histoire
 

La phase d'expérimentation a été réaliséee à partir de 1980 à travers deux opérations sur le terrain :

1. L'expérience Télétel 3V
  À l'automne 1980, 2 500 foyers volontaires de Versailles, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Buc, Bièvres et Les Loges-en-Josas reçoivent un terminal vidéotex. Du côté des services, près de 200 fournisseurs participent à l'expérience, se donnant ainsi l'occasion de tester ce nouveau moyen de communication auprès du public. Les services remportant la plus large adhésion seront la presse, la vente par correspondance, la SNCF, les banques ainsi que la messagerie.
   
  Le premier terminal n'a pas d'écran, et se glisse sous le téléviseur. La télécommande est basique : juste un clavier alpha-numérique en majuscules. Un groupe d'utilisateurs passionnés fonde l'AATEL (Association des Abonnés à Teletel), qui devient une véritable interface entre les testeurs et la DGT-DACT (Direction Générale des Telecommunications-Direction des Affaires Commerciales et Télématiques) qui dirige le projet. De leur côté, les entreprises créent l'AFTEL (Association française des fournisseurs de services télématiques). Les liaisons distantes sont établies via le réseau TRANSPAC par le numéro d'accès 612 34 56.
   
  La toute première messagerie, uniquement par boîtes aux lettres, est baptisée M3V. On peut y échanger des messages privés, ou par l'intermédiaire de groupes thématiques de discussion. À l'époque, la DACT et les fournisseurs de services pensent qu'il ne s'agit que d'un gadget ludique : pour eux l'avenir de la télématique réside dans l'information, et non la communication. Il est même question de la supprimer, mais l'AATEL se battra pour la conserver et démontrer qu'elle est une motivation primordiale des utilisateurs. Ce que confirmera allègrement le développement de la télématique grand public en France. C'est seulement fin 1982 qu'apparaît le premier minitel. L'expérience sera définitivement close au printemps 1984.
fig.42 : Un des premiers Minitel
2. L'annuaire électronique
  En 1981, 4 000 Minitels sont distribués en Ille-et-Vilaine. Il s'agissait de tester ce nouveau service chargé de remplacer l'annuaire papier. Il devait aussi alors alléger le service traditionnel des renseignements, passablement saturé devant la croissance du parc téléphonique lors des années 1970. Il se justifiait aussi par un service de renseignements recouvrant l'ensemble des abonnés de France et par une remise à jour quotidienne. Cette expérience s'étant déroulée à Vélizy, le nom de la ville est devenu un terme générique dans le jargon du milieu de la télématique.
   
  En effet, lancé en France en 1982 par les PTT (aujourd'hui La Poste et France Télécom), propriété de l'État, il permet d'accéder à des services en ligne dont les plus populaires sont :
   
 
  • le 3611 : anciennement, le 11, l'annuaire téléphonique (gratuit les trois premières minutes),
  • la vente par correspondance (de billets de train par exemple),
  • et bien sûr les sites de rencontres et les "messageries roses".
   
  L'État français, propriétaire des PTT a fortement encouragé le développement du Minitel. Les PTT ont ainsi distribué gratuitement les terminaux (des terminaux plus évolués ont ensuite été vendus ou loués). Cette décision était motivée par les économies de fabrication, de distribution et de recyclage de millions d'annuaires papier chaque année (en effet, les foyers équipés de Minitel ne recevaient plus que les pages jaunes, au lieu des pages blanches et des pages jaunes).
   
  En 2000, le Minitel était utilisé par près de 25 millions de personnes (sur 60 millions d'habitants) avec un parc de près de 9 millions de terminaux. Il dépassait le nombre d'utilisateurs du réseau CompuServe, qui offrait outre-Atlantique des services semblables, et plus encore de Prodigy qui lui ressemblait davantage parce qu'utilisant le code Vidéotex.
   
  Le réseau de minitels comportait au départ trois types de facturation :
 
  • 3613 : communication payée par le service
  • 3614 : communication payée par l'usager (20 FF - 3,05 €/heure environ), pas de rémunération du service.
  • 3615 : rémunération du service : (60 FF - 9,15 €/heure environ) payés par l'usager, dont 40 FF (6,10 €) pour le service et 20 FF (3,05 €) pour France Telecom.
   
  Ces numéros courts à 4 chiffres ont remplacé les numéros initiaux, au gré de l'évolution du plan de numérotation de l'opérateur historique :
 
  • le 11 jusqu'au 18 octobre 1996 à 23h, puis appelé 3611.
  • le (16) (3) 613 91 55, puis 36 13 91 55 après le 25 octobre 1985 à 23 h, puis 3613 depuis le 10 juillet 1986
  • le (16) (3) 614 91 66, puis 36 14 91 66 après le 25 octobre 1985 à 23 h, puis 3614 depuis le 10 juillet 1986
  • le (16) (3) 615 91 77, puis 36 15 91 77 après le 25 octobre 1985 à 23 h, puis 3615 depuis le 10 juillet 1986
   
  Le Minitel reste toujours très utilisé de nos jours (2002), y compris pour les transactions commerciales, à tel point que certains moteurs de recherche comme Yahoo! ou AltaVista ont ouvert un service Minitel. Mais les services à facturation de type 3615 ou supérieur sont vivement concurrencés par le Web.
   
III. Minitel et web - quelle différence ?
  Le Web a les avantages suivants : bien plus ergonomique, plus rapide, et surtout le Web est censé être gratuit.
   
  Le Minitel, par contre a les avantages suivants : pas d'abonnement, pas de matériel à acheter, fiabilité constante, sécurisé.
   
NB: Minitel est un nom déposé, et donc s'écrit toujours avec une majuscule.
   
IV. L'I-Minitel
  L'i-minitel a été conçu comme un navigateur pour PC permettant à l'utilisateur d'accéder à des services Minitel sur l'internet avec une connexion bas débit ou haut débit. Étant donné que le service n'est pas disponible hors de la France métropolitaine ni à l'étranger - parce qu'il faut avoir une ligne fixe France Télécom, vers le début des années 1990 on commença à utiliser Internet en France de plus en plus à sa place.
   
   
OLDAL ELEJE BRHOME
  Copyright : HMA 2004-2015
balrakez jobbrakez