Francia szaknyelv és irodalom
  Horváth-Militicsi Attila
  Le F.L.E. spécialisé 2
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L'UCL ET L'UCB
I Histoire de l'UCL à Bruxelles
  L'Université catholique de Louvain (UCL) fondée en 1425 comprenait 4 facultés à sa fondation, dont une de médecine.
   
  En 1963, la faculté de médecine et l'hôpital universitaire étant devenus incapables de gérer un nombre croissant d'étudiants et de patients, une propriété de quelques hectares dénommée " Hof ter Musschen " a été acquise à Bruxelles (Woluwe-Saint-Lambert) pour y implanter un hôpital complémentaire. En 1968, pour des raisons politiques et linguistiques, la section francophone de l'Université doit quitter la ville de Louvain (en néerlandais : Leuven), située en territoire flamand. L'ensemble de cette faculté de médecine rejoint alors les Cliniques universitaires Saint-Luc, en construction à Bruxelles. Les autres facultés s'implantent à Louvain-la-Neuve, ville nouvelle sur le territoire d'Ottignies, au cœur du Brabant wallon.
   
  Aujourd'hui, ce site, celui de l'UCL-Bruxelles, en tant que propriété privée de l'université, s'étend sur 52 ha. C'est à la fois un lieu d'enseignement universitaire et d'implantation d'écoles supérieures, un ensemble hospitalier, un centre de recherche. Le site de l'UCL-Bruxelles est aussi un quartier animé dans le cadre d'une réalisation architecturale inventive, avec des logements, des commerces et des sociétés de services.
   
  Quelques dates importantes
1966 : achèvement de la première phase de l'Ecole de santé publique
   
1973 : inauguration de la Faculté de médecine (2 février)
   
1974 : inauguration de la polyclinique Saint-Luc (18 février)
   
1976 : inauguration des Cliniques universitaires Saint-Luc (17 septembre)
   
II. L'ULB - L'UNIVERSITÉ LIBRE DE BRUXELLES (ULB)
  L'Université libre de Bruxelles - l'ULB, est née pratiquement en même temps que la Belgique elle-même. En effet, lorsqu'en 1830 les 9 provinces qui s'étaient détachées du Royaume des Pays-Bas - les "Territoires méridionaux" - pour former la Belgique d'aujourd'hui, trois universités d'État existaient déjà dans le pays: celles de Gand, Liège et de Louvain (Leuven). Bruxelles, bien que promue au rang de capitale, restait sans institution d'enseignement universitaire.
   
  C'est pourquoi, dès 1831, un groupe de personnalités bruxelloises du monde des lettres, des sciences et de l'enseignement décida la création d'une université á Bruxelles. Conformément à la Constitution belge - la plus libérale d'Europe - en principe, cela pouvait être une université d'État ou, à défaut, une institution privée.
   
  L'État belge ne manifesta guère d'enthousiasme pour le projet car trouvant assez lourde la charge financière des trois universités déjà existantes. Cependant en 1834, quand l'épiscopat décida de fonder une Université à Malines, les milieux libéraux et la franc-maçonnerie, qui étaient les promoteurs du projet bruxellois, redoublèrent leurs efforts,si bien que, le 20 novembre 1834, l'Université libre de Belgique - ce fut son premier nom - inaugurait sa première année académique. À partir de 1836, elle allait s'appeler Université libre de Bruxelles: un terme géographique changeait, mais l'adjectif "libre" demeurait. Il était essentiel.
   
  Libre, l'ULB le resta pendant le cours de son histoire entière, témoignant de son esprit d’indépendance et de résistance chaque fois que la démocratie et les droits fondamentaux étaient menacés - elle ferma ses portes pour ne pas avoir à collaborer avec l’occupant nazi en 1941 – fidèle au principe qu’elle s’était choisie au XIXème siècle: le Libre Examen qui postule le rejet des dogmes et de l’argument d’autorité. En 1970, lors d’une réforme des statuts ces options philosophiques ont été confortées par un mode de gouvernance particulièrement démocratique, fondé sur la participation au Conseil d’Administration de tous les corps de l’université – étudiants, assistants, enseignants, employés. Ce nouvel organe, composé de représentants de la communauté universitaire et de la société civile dans leur diversité et leur pluralité constitua le pouvoir organisateur de l’institution et en détermina la politique.
   
  Cette Université privée, est reconnue et subsidiée par les pouvoirs publics. Elle reçoit une allocation de l’ Etat, ce qui représente actuellement 60% de son budget (la recherche contractuelle = 33%). Avec environ six mille employés, elle s'est hissée parmi les premières entreprises de la région bruxelloise.
   
  L'ULB aujourd'hui
   
  Lors de son inauguration en 1834, l'ULB comptait 96 étudiants. Aujourd'hui, ils sont plus de 20 000 dont 25% d'étrangers. Le nombre des facultés (7) et des écoles et Instituts spécialisés au sein de l'institution s'est également rapidement multiplié, pour pouvoir répondre à l'apparition croissante des nouvelles disciplines et spécialisations.
   
  L’ULB, est capable aujourd’hui de pourvoir des cadres à toutes les disciplines et tous les cycles d’études, du bachelor au doctorat, en associant très étroitement l'enseignement et la recherche. Fixée à Bruxelles, elle a peu à peu étendu ses activités également dans le sud du pays (Wallonie) et s’est dotée de parcs scientifiques, d’un hôpital académique, d’un réseau hospitalier et d’une bibliothèque aux équipements de pointe.
   
  Utilisant la réforme de Bologne, l’ULB fait également partie du pôle universitaire européen de Bruxelles Wallonie, rassemblant l'Université libre de Bruxelles, cinq Hautes écoles, l'Ecole Royale Militaire, deux Instituts d'Architecture et deux établissements supérieurs d'enseignement artistique. A travers les 230 formations organisées par ces institutions partenaires, le pôle propose à ses étudiants la quasi-totalité des diplômes d'enseignement supérieur délivrés en Belgique francophone.
   
  Enfin, elle a aussi renforcé ses collaborations, mettant en commun ses ressources et partageant ses compétences avec l'Université de Mons-Hainaut et la Faculté polytechnique de Mons. Cette association constitue l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles.
   
  Cette droitesse et ouverture vers le monde ont déjà porté leurs fruits:
1. 3 prix Nobel (Jules Bordet, Nobel de médecine en 1919, Albert Claude, Nobel de médecine en 1974 et Ilya Prigogine, Nobel de chimie en 1977),
2. 1 Médaille Fields remportée par Pierre Deligne,
3. le prix Wolf international de physique 2004 (Robert Brout et François Englert),
4. 2 prix Marie Curie (Marco Dorigo et Nicolas Cerf) et
5. 22 prix Francqui (les "Nobels" belges dont le dernier a été attribué à Pierre Gaspard en 2006).
   
  Elle est aujourd'hui une des plus importantes universités de langue française.
   
   
OLDAL ELEJE BRHOME
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