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Louis XVI (Louis-Auguste) |
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(Versailles, le 23 août 1754 - Paris, le 21 janvier 1793). |
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Roi de France (1774 - 1791), puis
roi des Français (1791 - 1792). |
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Troisième fils du dauphin
(fils de Louis XV) et
de Marie-Josèphe de Saxe, il fut élevé
sous la direction de Vauguyon et reçut
une éducation religieuse très stricte. D'intelligence moyenne, de caractère
indécis et timide, il montra un certain intérêt pour
les sciences naturelles, la géographie et la serrurerie à
laquelle il consacra une partie de ses loisirs,
en dehors de la chasse et des plaisirs de la table. |
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Marié en 1770 à Marie-Antoinette
d'Autriche (mariage négocié par Choiseul
dans l'intérêt de l'alliance autrichienne, et dont naquirent
quatre enfants), il monta sur le trône en
1774, peu préparé à assumer la royauté. |
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Sur les conseils de Maurepas,
il s'entoura de ministres qui tentèrent d'introduire certaines réformes
(Turgot, Malesherbes,
le comte de Saint-Germain, Vergennes). Mais le rappel des parlements favorisa
le développement d'une opposition aristocratique aux tentatives de
réformes; Turgot et Malesherbes démissionèrent en 1776. |
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Par ailleurs, si la guerre
d'Indépendance américaine, qui s'achéva par
le traité de Versailles (1783), rehaussa
le prestige de la France, elle contribua, avec les dépenses inconsidérées
de la cour; ni la politique financière de Necker (1776-1788), ni celle de Calonne (1783-1787),
ni celle de Loménie de Brienne
(1787-1788) ne purent rétablir l'équilibre budgétaire. |
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La crise politique, réaction
nobiliaire à l'absolutisme royal (Assemblée
des Notables), se greffa donc sur une situation économique,
financière et sociale critique qui aboutit à la
convocation des États généraux et au rappel de Necker. |
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Louis XVI, que sa formation religieuse
rendait assez imperméable aux idées nouvelles, donna son adhésion
au réformes, mais n'eut jamais le courage de soutenir vraiment les hommes qui
les avaient formulées. Telle fut l'attitude, hésitante
et contradictoire, qu'il adopta dès les débuts de la Révolution
(1789), sous l'influence de plus en plus prépondérante de Marie-Antoinette et
de ses frères (le comte d'Artois et le comte de Provence). |
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La formation de l'Assemblée
nationale constituante, qu'il accepta sous la pression du Tiers État,
le renvoi de Necker et la révolte parisienne
qu'elle suscita (prise
de la Bastille), le refus de ratifier l'abolition des privilèges
et la Déclaration des droits de l'homme (qui fut en grande partie la cause des journées
des 5 et 6 octobre 1789) témoignaient de son hésitation
à reconnaître le principe d'une monarchie constitutionnelle; il aprouva à
contre-coeur la Constitution civile du clergé. |
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Préparée
par Fersen, sa fuite manquée en juin
1791 (Varennes-en-Argonne), entreprise pour
rejoindre l'armée de Bouillé,
acheva de rendre le roi impopulaire. |
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Malgré le mouvement
républicain qui se développait (Affaire
du Champ-de-Mars), Louis XVI, qui jura à nouveau fidélité
à la Constitution le 14 septembre 1791, devint roi
des Français. |
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Profitant du bellicisme
de la plupart des patriotes, et particulièrement du cabinet girondin
ou brissotin (mars-juin 1792), il déclara la guerre à l'Autriche
(avril 1792). Mais le renvoi du ministère
girondin (13 juin), suivi de l'insurrection du 20 juin
1792, et la publication du manifeste de Brunswick (23 juillet 1792) accrurent l'hostilité
des révolutionnaires à l'égard de Louis XVI. |
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La journée du 10 août 1792 marqua la chute de la royauté. |
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Déchu, prisonnier
de la commune insurrectionnelle de Paris, Louis XVI et la famille royale
furent enfermés au Temple. |
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Le 3 décembre
s'ouvrit le procès du roi, qui fut défendu par Desèze,
Malesherbes et Tronchet. |
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Malgré l'attitude
modérée des Girondins, Louis
Capet fut déclaré "coupable
de conspiration contre la liberté de la nation et d'attentats contre
la sûreté générale de l'État"
et condamné à mort sans appel au peuple, ni sursis (mais à
une faible majorité). |
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Jouet plus qu'acteur
de l'histoire, Louis XVI, qui avait peut-être souhaité sincèrement
le bonheur de son peuple, mais à qui manquaient les qualités
et l'autorité nécessaires
pour régner, fut exécuté, après avoir tenté
de proclamer son innocence, le 21 janvier 1793, place
de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde). |
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