Francia nyelv és irodalom
  Horváth-Militicsi Attila honoldala
  La littérature française du Moyen-Âge et du 16ème siècle
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  Louis XIV le Grand, le Roi Soleil
  (Saint-Germain-en-Laye, le 5 septembre 1638 - Versailles, le 1er septembre 1715).
  Roi de France (1643 - 1715).
   
  Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, il n'avait que cinq ans à la mort de son père.
  La régence que sa mère exerça avec Mazarin, fut troublée par la Fronde; elle devait marquer profondément le jeune roi et lui inspirer le culte de l'absolutisme et la crainte de résider à Paris.
   
  Son éducation, sans être négligée, resta rudimentaire, mais Mazarin prit grand soin de son initiation aux affaires.
   
  Le traité des Pyrénées (1659), qui vint compléter celui de Westphalie (1648), conclut son mariage avec l'infante Marie-Thérèse; il contenait en germe toute la politique étrangère du règne.
   
  Le premier acte politique de Louis XIV, quand il prit réellement le pouvoir, à la mort de Mazarin, fut l'arrestation de Fouquet (1661), véritable coup de théâtre qui révéla une énergie, que rien n'avait laissé prévoir.
   
  En même temps, le roi affirmait sa décision de gouverner par lui-même.
   
  Le désir général d'ordre, issu de la Fronde lui permit de porter l'absolutisme à son paroxysme, n'ajoutant à une longue tradition de la monarchie française que la notion de droit divin, née des troubles du XVIème siècle, et déjà adoptée par Jacques Ier ou Charles Ier en Angleterre (Bossuet la définit et la justifia dans sa Politique tirée de l'Écriture sainte).
   
  Le roi concentra tous les pouvoirs entre ses mains, se gardant toujours de se laisser influencer par sa famille qu'il tint à l'écart des affaires, par ses maîtresses (La Vallière, Montespan,...) malgré leur situation difficile et les honneurs qui entourèrent leurs enfants, ou même par Mme de Maintenon, qu'il épousa secrètement, mais qui n'eut jamais un rôle déterminant.
   
  Les ministres devinrent de simples exécutants dont il pouvait prendre conseil (Conseil-d'en-Haut) : ils provinrent d'abord du personnel politique de Mazarin (Colbert, Lionne, Le Tellier); comme leurs successeurs (Louvois, Pomponne), ils étaient pour la plupart issus de la bourgeoisie.
   
  La noblesse, en dehors de ses emplois militaires, fut réduite à un rôle de pure figuration, les corps intermédiaires traditionnels (parlements) paralysés, et le gouvernement s'exerça à travers l'administration, émanation directe du pouvoir central, doublée d'une police tracassière.
   
Parallèlement se développait une sorte de mystique du pouvoir absolu, du "Roi Soleil", incarné en un personnage presque supra-terrestre, dont le culte fut consacré par Versailles, où le roi s'installa définitivement en 1672.
 
Un tel régime amena une politique de prestige et de conquête.
Celle-ci marqua l'économie elle-même (Colbert), qui connut un essor remarquable au début du règne, dans le cadre d'un dirigisme étatique plus tard paralysant.
 
Sur le plan diplomatique, le désir d'affirmer la suprématie française fut à la source de multiples incidents (Alexandre VII dut faire une réparation humiliante pour une injure faite à l'ambassadeur Créqui), et naturellement se traduisit sur le plan militaire.
 
La guerre de Dévolution (1667-1668) malgré une campagne victorieuse, fut arrêtée par la Triple Alliance formée par la Hollande avec l'Angleterre et la Suède.
Le roi déclara la guerre à la Hollande (1672-1678), après s'être assuré l'appui de l'Angleterre (traité de Douvres) et la neutralité de la Suède et des provinces allemandes (mission de Pomponne).
 
La paix de Nimègues, qui suivit l'inondation de la Hollande et une nouvelle coaltion, marqua l'apogée du règne à l'intérieur et à l'extérieur, et c'est alors que Paris donna à Louis XIV le titre de Grand.
 
Les dix années qui suivirent (1679-1689) ne furent cependant pas moins agressives :
la France procéda à un certain nombre de "réunions" tandis que se poursuivait un conflit avec le pape (Régale) et que les petites puissances étaient traitées sasn ménagement (bombardement de Gênes, 1684).
 
L'accession de Guillaume III au trône d'Angleterre, la mort de l'électeur de Bavière et la révocation de l'édit de Nantes achevèrent de dresser l'Europe pour la guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697). Celle-ci s'acheva moins mal qu'on aurait pu le craindre (paix de Ryswick), mais la guerre de la Succession d'Espagne (1701-1713) mit la France au bord de la ruine.
 
Les traités d'Utrecht et de Rastadt furent honorables, grâce à diverses circonstances dont la victoire de Villars à Denain (1712), mais le pays était économiquement épuisé. Si un sursaut national avait soutenu l'effort du roi à la fin de la guerre, il n'en existait pas moins une profonde division politique due à l'opposition aristocratique cristallisée autour de Fénelon, Saint-Simon, Beauvillier, qui avaient mis un moment leur espoir dans le duc de Bourgogne.
 
Les luttes religieuses qui allèrent en se durcissant constituaient un autre facteur de division.
Sa conversion, sous l'influence de Mme de Maintenon, n'avait pu que renforcer le roi dans son désir autoritaire de vaincre l'hétérodoxie.
La plus lourde de conséquences fut la lutte contre le protestantisme --> Révocation de l'édit de Nantes, mais les luttes contre le quiétisme et le jansénisme furent, elles aussi, des échecs.
 
L'aspect positif du règne doit être cherché dans l'acquisition de frontières et le rayonnement culturel incontestable de la France, qui caractérise le siècle de Louis XIV. Ce cas assez rare de réussite d'un art officiel peut être considéré comme le fruit d'une époque.
 
Il est cependant certain que le mécénat royal a contribué à l'essor de la vie artistique et littéraire.
Les goûts personnels du roi ont peut-être joué un rôle dans l'épanouissement du classicisme français au milieu d'une Europe universellement baroque, et sa personnalité put contribuer au prestige de la royauté française, par la haute idée qu'il se faisait de ses devoirs et de ses droits, et le courage dont il sut faire preuve en face des deuils et des difficultés de la fin de son règne.
 
Il mourut le 1er septembre 1715, le matin.
 

OLDAL ELEJE