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Jean Louis Guez, seigneur de Balzac |
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(Angoulême, vers 1595 - 1654). |
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Écrivain français. |
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Condisciple de Théophile
de Viau à l'université de Leyde,
puis secrétaire du duc d'Épernon
à Metz, il suivit le cardinal
de La Valette à Rome (1621-1622). |
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Ses premières Lettres,
vibrantes d'enthousiasme pour l'Antiquité,
furent accueillies avec faveur à l'hôtel de Rambouillet, et
le recueil publié en 1624 connut un succès prodigieux dans
toute l'Europe. |
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Choyé par Richelieu
(qui en fit l'un des premiers membres de l'Académie),
Guez de Balzac se retira pourtant sur ses terres
de l'Angoumois et se consacra aux belles-lettres. |
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Après Le
Prince (1631), peinture du souverain idéal et panégyrique
voilé de Louis XIII, il composa Aristippe
ou de la Cour (posthume, 1658), réflexion sur le machiavélisme
en politique et Le Socrate chrétien (1652),
essai de doctrine et de morale religieuses. |
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Considéré comme "le
plus éloquent homme" du temps, il donnait tous ses soins
à ses Lettres (publiées de 1624
à 1654), attendues par les milieux littéraires et mondains de la capitale (ses correspondants
préférés restant Chapelain et Conrart) et qui manifestent un jugement littéraire
très sûr (par exemples celles sur Le Cid ou Cinna),
une grande piété et un vif sentiment de la nature. |
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Vivantes et variées, elles
sont remarquables par l'aisance, et une maîtrise (confinant parfois
à la préciosité), qui ne détruit jamais la pureté
du style. |
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Soucieux de rigueur et d'harmonie
dans sa phrase, Guez de Balzac contribua pour
la prose à la réforme entreprise par Malesherbes. |
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